dahlia_noir disparu | Bon, il existe bien un site qui explique l'histoire des juifs et d'Israel, mais c'est un peu long à lire.
http://www.mideastweb.org/fr-histoire.htm
je synthètise tout ça.
HISTOIRE DU PROCHE ORIENT, DES JUIFS ET DES CONFLITS LOCAUX
- 1000 avant JC : Selon la bible (donc ça tient + ou - de la légende), David fonde le 1er royaume juif.
- 722 avant JC : Conquête du royaume juif par les assyriens.
- 61 avant JC : Les légions romaines envahissent le territoire et mettent à sac Jerusalem. Le pays passe sous contrôle romain.
- 135 après JC : Expulsion des juifs hors des murs de Jérusalem et 1ere apparition du nom de Palaestina, Palestine en français, nom donné au coin par les romains.
- 600 après JC : Invasion de la région par les arabes de religion musulmane (religion alors toute récente) et reste sous le controle de ces derniers jusqu'au XVI° Siècle.
- 1798 : L'aventure egyptienne de Napoléon fait emerger un sentiment national palestinien. Ces derniers veulent se revolter contre leurs anciens maîtres ottomans et egyptiens.
- 1897 : Fondation au congrès de Bale du Sionisme par le théoricien Théodore Herzl. Le sionisme prone le retour du peuple juif alors un peu éparpillé de par le monde sur le sol d'origine. Ce concept est aussi une réaction à l'antisémitisme qui se pratique notamment en europe et en russie à l'époque. (Affaire Dreyfus, pogroms tzaristes, etc)
- 1916 Accord Franco-britannique de protectorat sur la Palestine. N'oublions pas qu'à l'époque, L'empire ottoman s'est rangé du coté des allemands et des autrichiens lors du 1er conflit mondial.
- La victoire des alliés conduit au maintien du protectorat britannique sur la région (suite à la déclaration dite Balfour).
Texte important qui permet de comprendre en partie le problème actuel Citation :
La déclaration Balfour - en novembre 1917, avant que la Grande-Bretagne ait conquis Jérusalem et la région qui allait de nouveau être appelée la Palestine, elle a publié la déclaration Balfour. Il s'agissait d'une lettre adressée à Lord Rothschild, en réponse à une demande de l'organisation sioniste en Grande-Bretagne. La déclaration stipulait le soutien de la Grande-Bretagne à la création d'un foyer national juif en Palestine, sans violer les libertés civiles et religieuses des communautés non-Juives existantes. La déclaration était le résultat du lobbying fait par le petit mouvement sioniste britannique, particulièrement par le Dr Haim Weizmann, qui avait émigré de Russie en Grande-Bretagne, mais elle était motivée par des considérations stratégiques britanniques. Paradoxalement, peut-être, une motivation importante pour la déclaration a pu avoir été la croyance, inspirée par l'antisémitisme, que la juiverie internationale viendrait à l'aide des Anglais s'ils se déclaraient en faveur d'une patrie juive et la crainte que les Allemands étaient sur le point de publier un engagement similaire.
Après la guerre, la Ligue des Nations a transformé en territoires sous mandat une grande partie de l'Empire ottoman. Les Britanniques et les Français voyaient dans les mandats des instruments pour leurs ambitions impériales. Le Président Wilson des USA a insisté pour que les mandats soient conçus pour favoriser l'indépendance à terme. Les Anglais étaient déterminés à garder la France hors de Palestine. Ils décidèrent de demander un mandat qui devrait instaurer le foyer national juif de la déclaration Balfour, un projet qui serait soutenu par les Américains. Les Arabes s'opposaient à l'idée d'un foyer national juif, considérant que le pays maintenant appelé Palestine était leur terre. Les Arabes sentirent qu'ils couraient le danger d'être dépossédés par les sionistes. Ils n'avaient pas envie de vivre sous domination juive. Leur lobby poussa la commission américaine King-Crane , en faveur de l'annexion à la Syrie de la Palestine sous mandat. Plus tard, ils formèrent un mouvement national pour combattre les conditions du mandat. À l'instigation du Président américain Wilson, la commission King-Crane était chargée d'entendre les vues des habitants. Lors des auditions de la commission, Aref Pasha Dajani a exprimé au sujet des Juifs cette opinion, "leur histoire et leur passé montrent qu'il est impossible de vivre avec eux. Dans tous les pays où ils vivent actuellement, ils ne sont pas désirés... parce qu'ils parviennent toujours à sucer le sang de tout le monde... "
Dés lors, les sionistes avaient reconnu l'inévitabilité du conflit avec les Arabes palestiniens. David Ben Gourion, le futur dirigeant du Yishuv (la communauté des juifs en Palestine) et également le futur premier Premier-Ministre d'Israël, a indiqué lors d'une réunion de la direction du"Yishuv" juif en 1919 " tout le monde ne voit pas qu'il n'y a aucune solution à cette question... nous en tant que nation voulons que ce pays soit à nous, les Arabes comme nation, veulent que ce pays soit à eux."
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- 6 novembre 44 : Assassinat d'un lord anglais par des militants sionistes.
LA PARTITION
Citation :
Partition - la Commission spéciale des Nations Unies sur la Palestine (UNSCOP) a recommandé que la Palestine soit scindée en un Etat arabe et un Etat juif. La commission prévoyait de placer Jérusalem sous une administration internationale. Le 29 novembre 1947 l'Assemblée Générale de l'ONU a adopté ce plan, la résolution de l'ONU (GA 181), avec l'appui des USA et de l'Union soviétique, en particulier, l'appui personnel du Président américain Harry S. Truman . Sans doute, beaucoup de facteurs ont contribué à la décision de Truman de soutenir la partition, y compris des considérations de politique intérieure et un lobbying sioniste intense. Pourtant Truman a écrit dans son journal intime :"Je pense que la chose à faire et ce que j'ai fait est de faire ce que je crois juste et d'envoyer tout le monde au diable. "
Les Juifs ont accepté la décision de l'ONU mais les Arabes l'ont rejetée. La résolution divisait le pays en deux parties approximativement égales dans un arrangement compliqué avec des frontières en zigzag. (Voir la carte de partition ). L'intention était d'établir une union économique entre les deux Etats et des frontières ouvertes. Au moment de la partition, un peu moins de la moitié de toute la Palestine était la propriété d'Arabes, un peu moins de la moitié était domaine public, les "terres de la couronne", et environ 8% était possédés par des Juifs ou par l'Agence juive. Il y avait environ 600.000 Juifs en Palestine, presque tous vivant dans les secteurs alloués à l'Etat juif ou dans la zone internationale de Jérusalem, et à peu près 1,2 millions d'Arabes. La répartition de la terre par la Résolution 181 créait deux secteurs avec respectivement des majorités juive et arabe. Jérusalem et ses environs étaient internationalisés. La population juive proportionnellement importante de Jérusalem et de ses environs, soit 100.000 personnes, était géographiquement coupée du reste de l'Etat juif par une zone relativement grande, le 'Corridor" attribué à l'Etat palestinien. Le Corridor comprenait les villes arabes très peuplées de Lod et de Ramla et les villes plus petites de Qoloniyeh, d'Emmaüs, de Qastel et d'autres qui gardaient la route de Jérusalem. Il est bientôt devenu évident que l'arrangement ne pourrait pas fonctionner. L'antagonisme mutuel rendrait impossible que l'une ou l'autre communauté tolère l'autre. L'ONU ne voulait pas et ne pouvait pas imposer l'internationalisation de Jérusalem. La Ligue Arabe, à l'instigation de Haj Amin Al-Husseini, a déclaré la guerre dans le but de débarrasser la Palestine des Juifs. En fait cependant, chaque pays arabe avait son propre agenda. Abdulhah, le roi de Jordanie, avait conclu un accord informel et secret avec Israël, négocié avec Golda Meir, lui permettant d'annexer les territoires palestiniens de la Rive occidentale du Jourdain, empêchant de ce fait la formation d'un Etat palestinien. La Syrie voulait annexer la partie Nord de la Palestine, y compris des secteurs juifs et arabes.
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- 14 MAI 1948 :Naissance de l'Etat d'Israel. Les palestiniens déclarent la guerre au Gvt juif. La jordanie, la syrie et l'Egypte entrnet également en guerre.
Le manque de coordination conduira à l'echec de cette guerre (la 1ere entre Israel Vs 1 ou plusieurs etats arabes).
- 1956 : suite à l'affaire de la nationalisation du canal de suez, les israeliens conquierent le Sinaï
- 1957 : Creation du Fatah [acronyme renversé de Harakat Tahrir Filistin - le mouvement de libération de la Palestine] par Yasser Arafat.
- 5 juin 1967 Débuts de la guerre des 6 jours. Cette guerre est importante car souvent, il est évoqué le retour de l'etat d'Israel aux frontières d'avant 1967.
Dans le même laps de temps, c'est la crise au Liban et ce qui peut expliquer le problème posé par ce topic
Citation :
OLP au Liban et la guerre civile libanaise - Le Liban est devenu de plus en plus instable au fur et à mesure que les chrétiens maronites ont vu leur position dominante menacée par les changements démographiques qui donnaient aux musulmans une majorité grandissante. Les tensions entre les différents groupes religieux étaient aggravées par les rivalités des clans. Le Liban comptait de plus une population relativement importante de réfugiés palestiniens qui avait à subir l'animosité des Libanais d'origine, particulièrement des chrétiens. En 1970, la révolte de l'OLP contre le gouvernement jordanien s'est terminée par son expulsion de la Jordanie. Les combattants de l'OLP sont partis au Liban. Ils y ont attisé la tension entre les musulmans et les chrétiens et transformé le pays en une base d'attentats contre Israël. En 1975, l'attaque d'un autobus transportant des Palestiniens par les Phalanges chrétiennes a commencé la guerre civile. Les Phalanges chrétiennes et les milices musulmanes ont massacré au moins l600 musulmans et chrétiens à des points de contrôle routier et lancé ainsi la guerre civile de 1975-1976. Les Palestiniens se sont alliés aux forces musulmanes. Ensemble, ils ont contrôlé Beyrouth Ouest qui est devenue de plus en plus anarchique. La vie politique et sociale libanaise est tombée dans un chaos, caractérisé par une sinistre routine d'attentats à la bombe, d'assassinats, de harcèlements et de massacres de civils aux barrages routiers installés par les milices qui se faisaient la guerre.
Le 20 janvier 1976, des combattants de l'OLP, probablement renforcé par un contingent OLP venant de Syrie entré au Liban en 1975, ont détruit les villes chrétiennes de Jiyeh et Damour, massacrant environ 500 personnes. En mars, le Major Saad a formé l'Armée du Liban Sud (SLA), une milice qui s'est alliée à Israël et dont la mission était de protéger les chrétiens résidants dans le Sud Liban. En juin, 1976, les Maronites étant au bord de la défaite, le Président Elias Sarkis a, réclamé l'intervention de la Syrie. Avec l'accord des Américains et des Israéliens, les Syriens sont entrés dans le Liban sous couvert de protéger les chrétiens et la fragile constitution multi-religieuse multiethnique libanaise mais également pour réaliser la vieille ambition baasistes de faire du Liban un élément de la Grande Syrie. Le 13 août 1976, avec la protection et probablement la participation active de l'armée syrienne, la milice phalangiste chrétienne a attaqué le camp de réfugié d'Al-Za'atar et y a tué au moins 3.000 civils.
Après l'attaque d'un autobus sur la route Haifa-Tel-Aviv au cours de laquelle une trentaine de personnes ont été tuées, Israël a envahi le Liban en mars 1978 (opération Litani) et occupé la majeure partie de la région au sud du fleuve Litani. En réaction, la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'ONU a demandé le retrait immédiat des forces israéliennes et la création d'une force intérimaire de l'ONU au Liban (UNIFIL), chargée du maintien de la paix.
Les forces israéliennes transférèrent au SLA leurs positions à l'intérieur du Liban, le long de la frontière. Le SLA et Israël établirent une zone de sécurité, large de 18 km. Son but était de , protéger le territoire israélien des attaques à travers la frontière et aussi les Libanais du Sud de l'OLP qui occupait et utilisait leurs villages comme bases pour canonner Israël. Le secteur sud est devenu une " frontière ouverte " séparée par la "bonne barrière," qui permettait aux habitants du Liban de trouver du travail en Israël Les attaques et contre-attaques le long de la frontière Nord d'Israël ont about,i en juillet 1981, à un cessez-le-feu entre Israël et l'OLP, sponsorisé par les USA, Il a été généralement respecté par les deux côtés. Néanmoins, l'OLP a continué à se renforcer et à s'enraciner dans le Sud Liban.
La guerre du Liban de 1982 (Paix pour la Galilée) - Le 3 juin 1982, des terroristes du groupe Abu Nidal, indépendant de l'OLP, ont tiré sur l'Ambassadeur israélien Shlomo Argov à Londres. Il a été atteint à la tête. En réponse, Israël a envahi le Liban en force. La plupart des analystes croient que l'attentat contre Argov a simplement servi d'excuse à une opération prévue par le ministre de la défense Ariel Sharon avec l'approbation tacite de l'administration Etats Unis. Le régime islamiste iranien envoya au Liban des Pasdaran, les gardes révolutionnaires, qui avaient antérieurement organisé la prise de l'ambassade des USA à Téhéran. Ils ont commencé à organiser un mouvement de résistance, le Hizb Allah (le parti d'Allah) ou Hizbolla.
L'invasion par Israël a eu comme résultat, en août, l'expulsion de l'OLP du Liban vers Tunis. La guerre a commencé à être très contestée en Israël dès que l'armée a dépassé ses objectifs officiels. Le 14 septembre 1982, le président élu du Liban, Bashir Gemayel, un allié d'Israël, fut tué par une bombe apparemment installée par le service secret Syrien. Ostensiblement pour maintenir l'ordre, le gouvernement israélien décida d'entrer dans Beyrouth Ouest. Ils ont autorisé leurs alliés, les phalanges chrétiennes libanaises à pénétrer les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Shatilla ou ils les y ont envoyé. Les phalangistes ont perpétré un massacre, tuant environ 700 personnes dans Sabra et Shatilla et excitant la colère de la communauté internationale aussi bien que du public israélien. Une commission d'enquête israélienne dirigée par le juge Kahan a impliqué indirectement le ministre israélien de la défense Ariel Sharon et plusieurs autres dans les massacres, notant qu'ils auraient pu prévoir la possibilité de la violence et agir pour l'empêcher. Le rapport de Kahan a provoqué la démission de Sharon comme ministre de la défense. Israël s'est dégagé ensuite lentement du Liban. Pendant Israël se retirait, le Liban est devenu de plus en plus anarchique. La vie de Beyrouth en vint à être caractérisée par les tirs, les kidnappings et les bombardements. Les tentatives américaines de rétablir l'ordre ont échoué suite à des attentats suicide à grande échelle contre la base des marines et l'ambassade des USA. Les USA se sont retirés et le Liban, particulièrement Beyrouth, a plongé dans le chaos. L'ordre n'a été rétabli qu'après que le Liban soit devenu essentiellement un satellite de la Syrie. Israël a continué à maintenir une présence au Sud Liban jusqu'en 2000, quand les dernières troupes israéliennes ont été retirées par le Premier ministre Ehud Barak.
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J'ai essayé de synthetiser le tout, et je vous conseille de lire les textes que j'ai mis en citation.
J'arrête là, ça devient trop titanesque.
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Entre vous et ma liberté, je choisis ma liberté.
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